Après avoir été évacués il y a deux ans de la foret de Gishwati vers le district de Rubavu, ces habitants affirment ne pas être contents de leurs situations de vie dans ce nouveau lieu.
Basabose Karera, un vieil homme père de 17 enfants, a déclaré qu’ils ont été contraints de vivre dans ce lieu. Il espérait que ce nouvel emplacement serait meilleur et leur permettra de changer favorablement leurs mauvaises conditions de vie. Mais en arrivant sur le lieu, il constata que ce terrain ne lui serait pas propice.
Il a indiqué : « Cette région est volcanique, il n’y pas un seul endroit où nous pouvons cultiver, ensuite nous vivons éloignés des autres localités d’habitation. En peu de mots, nous vivons reclus. Il a par ailleurs ajouté qu’autrefois lorsqu’ils habitaient dans la foret de Gishwati ils avaient des parcelles de culture. Lors de la récolte des pommes de terre, ils nourrissaient ses enfants tout en écoulant ses produits sur le marché. « Mais ces jours-ci je partage un hectare avec 3 autres personnes, au lieu de vendre je suis obligé d’acheter des pommes de terre à un prix fort » a-t-il ajouté.
Un autre résident atteste que les frais de scolarité des enfants en cinquième et sixième primaire sont chers et les écoles sont à une longue distance jusqu’à une heure de marche. Il a indiqué qu’ils n’ont pas de possibilités de vendre le peu qu’ils produisent dans le pays voisin de la RDC. Car ils n’ont pas de laisser passer étant couteux, mais aussi du fait qu’ils ne sont pas originaires de Rubavu.
Cette cellule n’a pas d’électricité et la piste de route y menant est mal entretenue comme l’a indiqué Etienne Nsabimana, le secrétaire exécutif du secteur de Cyanzarwe. Il a révélé : « Une femme enceinte peut faire jusqu’ à 4 jours pour arriver à l’hôpital en vue d’accoucher. Il a ajouté que les progrès ont été accomplis depuis leurs arrivées, par changer leurs mentalités, par leur enseigner l’hygiène de vie et de se grouper dans des coopératives. « Nous arrivons à nous entendre mais si des problèmes persistent.
Des nos jours, la cellule de Busigari regroupe 303 maisons. La première vague des habitants débarqua en mai 2009, le deuxième groupe arriva en avril 2010.

